Coopération et partage autour des pratiques collaboratives

blueKiwi aux cotés de la Fondation Agir contre l’Exclusion pour faciliter le dialogue entre entreprises et jeunes

La Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) a mis en place le réseau social professionnel blueKiwi dans le cadre de son projet : Tremplin 3ème, pour une orientation choisie.

FACE est une fondation reconnue d’utilité publique qui opère avec les collectivités territoriales et les entreprises pour lutter contre l’exclusion et les discriminations au sein du milieu professionnel. Et ce à trois niveaux : dans l’entreprise, auprès des demandeurs d’emplois très éloignés de l’emploi et auprès des scolaires. FACE regroupe 37 clubs d’entreprises dans toute la France.

Depuis quelques années les élèves de 3e ont à effectuer un stage d’observation de l’entreprise et doivent trouver l’entreprise qui les accueillera pendant une semaine. Or il peut être difficile d’obtenir le stage souhaité quand l’élève n’a pas les contacts professionnels adéquats. FACE intervient alors en aidant les élèves qui n’ont pas de réseau professionnel à trouver une entreprise d’accueil.

« C’est pour faciliter et optimiser cette aide à la rencontre entre professionnels et collégiens, et renforcer l’égalité de tous les jeunes devant le monde du travail, que FACE a imaginé, dès 2010, utiliser des outils 2.0 de type réseau social  » explique Salwa Toko, chef de projet pour la Fondation Agir contre l’Exclusion.

Genèse du projet

Les premières idées ont porté sur un blog, un site internet, une bourse aux stages… mais des expériences précédentes dans des collèges et lycées ont mis en avant le manque d’interactivité de ce type d’outils.

De plus, il était indispensable de permettre aux antennes des deux départements concernés par l’expérimentation (l’Hérault et la Seine Saint Denis) d’être impliquées au sein d‘une même plateforme.

La solution «  réseau social privé  » s’est donc imposée d’elle-même, afin de :

  • Garantir la confidentialité des échanges,
  • Rassurer le corps professoral, les élèves étant mineurs,
  • Autonomiser les élèves, en toute sécurité,
  • Rassembler virtuellement deux entités géographiquement éloignées.

blueKiwi : Véritable passerelle entre les jeunes et les entreprises

blueKiwi a le mieux répondu aux attentes : à la fois assez ludique pour être facilement utilisable par les élèves, et professionnel par ses fonctionnalités.

L’idée était d’en faire un véritable lieu de travail virtuel afin de pousser les élèves à réfléchir à l’utilisation d’un média social pour mieux servir leurs futurs intérêts professionnels tout en mettant en valeur la démarche de s’adresser à des entreprises via ce réseau numérique.

Baptisé FACElink le réseau social a été mis en route fin octobre 2010 pour l’Hérault puis le 20 octobre 2011 en Seine Saint Denis. L’objectif est d’atteindre d’ici mai 2012 un réseau de 300 entreprises inscrites sur le réseau et capables d’accueillir 500 à 600 collégiens voire plus. Sachant que le programme concerne un peu plus de 1500 collégiens sur 6 villes françaises.

Un outil de proximité pour démystifier l’entreprise !

Chaque élève a son profil où il décrit les secteurs d’activité et les métiers qui l’intéressent, et chaque entreprise a un profil où elle détaille les différents métiers au sein de son entreprise et sa capacité d’accueil. « Sur la plateforme tout le monde est identifié. On est avec des mineurs donc il faut que tout soit clair. » souligne Salwa Toko.

Ce sont les collèges qui la plupart du temps amorcent cette démarche en s’inscrivant sur FACElink. Les collégiens vont ensuite identifier les entreprises présentes et initier la première conversation afin de démontrer leur motivation. Ensuite, en fonction des demandes, les entreprises répondent et doivent mettre en avant leur capacité à accueillir l’élève de façon satisfaisante.

Il y a à ce jour 320 collégiens inscrits et près d’une cinquantaine d’entreprises sur l’Hérault et l’Ile de France, sachant que c’est un outil destiné aux élèves qui ont du mal à trouver des contacts : en moyenne sur une classe de 20 élèves, 3 ou 4 sont en recherche de stage et n’arrivent pas trouver l’entreprise de leur choix.

L’outil s’est rapidement imposé dans le quotidien des collégiens. Les élèves posent quotidiennement des questions, voire même se posent des questions entre eux ! FACElink répond aux habitudes de ces jeunes constamment connectés, et facilite dialogue avec le monde professionnel. « En mettant en ligne en amont la possibilité de dialoguer avec les élèves, on atteint plus facilement le but de faire connaître des métiers et des entreprises aux élèves.  » conclut Salwa Toko.