Coopération et partage autour des pratiques collaboratives

Recherche : La pile à base de bactéries

Faudra t-il bientôt remiser les cellules solaires au musée des cleantech ? L’idée ne déplairait pas à une équipe de scientifiques d’Harvard qui cherche à générer de l’énergie à partir des bactéries du sol. Dans cette lutte du pot de terre contre le pot de fer, les chercheurs américains ont déjà gagné une première bataille : la mise au point d’un démonstrateur. Sponsorisé par mère nature, leur accumulateur se compose d’une boite en plastique de 2,5 kilos renfermant de la boue mêlée à de l’engrais. A cette base, les scientifiques ont incorporé du fil de grillage, du sable et de l’eau salée. Une tambouille qui permet à la pile « verte » de générer une puissance suffisante pour la recharge d’un téléphone mobile ou l’alimentation d’une lampe LED.

Pensée pour les besoins en électricité des pays émergents, l’innovation américaine a déjà fait ses preuves sur le terrain. Lebônê - la société créée par l’équipe d’Harvard - a ainsi mené une série de tests fin 2008 en Tanzanie puis en juin dernier en Namibie. A terme, cette invention pourrait fournir une petite réserve d’électricité à près de 500 millions de personnes dans toute l’Afrique subsaharienne. Une perspective qui a valu aux « MFC » de figurer dans le top 10 des meilleures innovations 2009 du magazine américain Popular Mechanics.

Cet article est repris du site http://www.correspondants.org/news/...