Coopération et partage autour des pratiques collaboratives

Plan aquitain de numérisation des salles de cinéma de proximité.

Description du projet : Le Conseil régional d’Aquitaine a engagé depuis juin 2010 un Plan de numérisation des salles de proximité de la région, réagissant ainsi à la généralisation du cinéma numérique au sein des multiplexes et des réseaux d’exploitants. L’exploitation indépendante ne bénéficiant pas des mêmes bases économiques, techniques, culturelles et sociales que ces derniers, il était alors primordial que la collectivité lui vienne en appui, en proposant notamment une aide financière permettant l’équipement et la modernisation des salles de proximité. Les retombées positives du passage au numérique sont importantes pour les petites salles. D’un point de vue technique, la qualité du film ne s’altère plus. Cela leur permet également de proposer une offre plus large et plus complète. Elles peuvent désormais proposer des versions sous-titrées, notamment adaptées aux personnes sourdes et malentendantes. La numérisation des salles de proximité permet également de diffuser des contenus alternatifs, comme des évènements sportifs, des concerts, des œuvres audio, des films en 3D, ou des contenus spécialement créés assurant la promotion du territoire.
Cela devrait permettre aux plus petites salles, éloignées des grands circuits commerciaux de maintenir ou d’attirer des publics fréquentant les grands complexes, maintenant ainsi des infrastructures et une offre culturelle sur le territoire.

Type d initiative : Mise en place du Plan aquitain de Numérisation des salles de cinéma indépendantes et de proximité.

Territoire de projet : Région Aquitaine.

Porteur(s) du projet : Conseil Régional d’Aquitaine

Date de lancement : Fin 2009

Avancement (à la date de recueil) : Fin 2011, 69 salles ont bénéficié de l’aide à la numérisation de leurs écrans.

Date de recueil de l information : Décembre 2011.

Cible : Les salles de cinéma indépendantes et de proximité d’Aquitaine, classées Arts & essai, hors circuit itinérants, relevant d’exploitants propriétaires de moins de 50 écrans.

De Elsa Baron, Chargée de mission OTeN


1 - Contexte et objectifs du projet

1.1 Contexte et origine du projet

La mise en place du Plan de numérisation des salles de cinéma de proximité a pour origine la mobilisation des exploitants de salles, notamment par le biais de l’ACPA, l’Association des Cinémas de Proximité en Aquitaine. L’ACPA était déjà un interlocuteur privilégié du Conseil régional concernant le secteur cinématographique. Elle a donc alerté la collectivité sur les enjeux de la numérisation des équipements des salles de proximité. Ces petites structures, à la différence des gros multiplexes ne peuvent se doter seules de matériel plus moderne. Le cinéma numérique étant amené à devenir la norme, ces salles étaient menacées de disparition sans l’intervention du Conseil régional.

1.2 Objectifs et enjeux

– Faciliter le passage au numérique des salles indépendantes et de proximité classées Arts & Essai en Aquitaine.

– Assurer la compétitivité des équipements et développer leur attractivité, favoriser l’accès des publics à la culture, et à la présence d’une offre culturelle permanente territorialisée autour du cinéma en région.

2 - Description et organisation du projet

2.1 Les acteurs du projet

Le Conseil régional d’Aquitaine finance le Plan d’aide à la numérisation des salles de proximité, qu’il pilote.

– L’Agence culturelle régionale Ecla est intervenue durant la phase d’expérimentation puisqu’elle a piloté l’étude l’analysant.

L’association des cinémas de proximité en Aquitaine (ACPA) a participé au pilotage de l’étude menée sur la phase d’expérimentation avec l’Agence Ecla Aquitaine en 2009 et porte aujourd’hui le projet « Le CLAP », proposant les avant-programmes numériques.



Localisation sur Google Maps

2.2 Les services proposés

Dans un premier temps, la Région participe financièrement à la numérisation des salles de cinéma de proximité. Elles peuvent au maximum solliciter le Conseil régional pour l’acquisition de 3 écrans. Le règlement d’intervention voté par la Commission du 28 juin 2010 prévoit les aides suivantes :

Pour un 1er écran :

Les cinémas peuvent solliciter une aide régionale de 27000 € maximum pour un premier écran, correspondant à 30% d’un plafond de dépenses éligibles de 90 000 € HT, définies comme suit :

– Par établissement : librairie centrale, onduleur, câblage réseau, dispositif de supervision centralisée du cinéma (TMS), adaptation de cabine (travaux électriques, extractions d’air chaud et climatisation, gros œuvre), adaptation de la chaîne son, frais d’installation ;

– Par écran : matériel de projection (serveur, projecteur, onduleur, « scaler » (convertisseur permettant de projeter des courts-métrages ou documentaires, notamment relevant de créations et productions en région) ;

– Pour le 1er écran : projection en 3D ;

Note : l’extension de garantie éventuelle et les frais financiers (en cas d’emprunt) sont exclus de l’assiette régionale éligible.

Pour un 2ème écran : 21000 € maximum, soit 30% du coût HT de l’équipement plafonné à 70000 € ;

Pour un 3ème écran : 14000 € maximum, soit 20% du coût HT de l’équipement plafonné à 70 000 €.

La Région accompagne également le développement de l’expérimentation intitulée « Le CLAP », qui se tient jusqu’à fin décembre 2011. Elle a pour objet la livraison de contenus d’avant-programmes de proximité et doit permettre de traiter la question éditoriale de ces contenus numériques (les APN) qui seront diffusés sur ce réseau, puis au sein des salles récemment équipées. Ils sont projetés avant la séance des long-métrages. Ils sont tous de format court, fictionnels (en partenariat avec l’Agence du court http://www.agencecm.com), d’animation (comme « Le truc » diffusé sur Arte http://videos.arte.tv/fr/do_search/videos/recherche?q=court+circuit+truc), de création (documentaires de courte durée sur la thématique du cinéma en Région), ou bien encore assurent la promotion des animations régionales ou locales.
A titre d’exemple, à l’occasion du « Mois du documentaire », les salles participant à l’opération diffusent une petite bande-annonce présentant l’opération.

L’analyse de l’expérimentation devra permettre de s’assurer que les contenus circulent bien sur la ligne Adsl dédiée mise en place, mais aussi de mesurer l’appétence des salles sur les types de contenus proposés. Le tout doit également permettre de vérifier la faisabilité économique de ce dispositif.
Les financements reçus dans le cadre du Plan de numérisation couvrent les dépenses engagées pour acquérir les droits des contenus déjà réalisés, ou ceux nécessaires à la production de contenus inédits. Les salles participantes n’ont eu qu’à payer pour l’installation de la ligne dédiée à l’échange de ces contenus.

2.3 Les publics bénéficiaires

Le plan de numérisation concerne les salles indépendantes de proximité aquitaines, classées Arts & Essai (hors circuit itinérant), relevant d’exploitants propriétaires de moins de 50 écrans. L’aide ne concerne que la petite et moyenne exploitation.

La quasi totalité des salles de proximité éligibles ont répondu à l’opération. Fin 2011, la Région a participé à la numérisation de 69 salles, ce qui représente 2 074 420 euros d’aide à la numérisation. Certaines des salles qui n’ont pas répondu avaient déjà entamé une démarche de numérisation de leurs équipement avec l’aide du Centre National de la Cinématographie (c’est le cas notamment dans les Landes).

Répartition des structures bénéficiaires par départements :

Nombre de salles aidées / Nombres de salles éligiblesNombres d’écrans numériques déployés
Dordogne 11 sur 11 13
Gironde 21 sur 23 27
Landes 14 sur 16 16
Lot-et-Garonne 6 sur 9 9
Pyrénées-Atlantiques 17 sur 18 21

2.4 La dimension financière

Le plan de financement classique d’une salle exploitante Arts & Essai en Aquitaine bénéfice de sources diverses :

– La Région peut pourvoir 30% des financements des équipements (pour un plafond maximum de 90 000 euros). Le paiement s’effectue en deux fois. Un acompte de 50% est versé au début du projet, ce qui permet à l’exploitant d’engager des frais et de pouvoir les honorer. Le solde est versé à la fin.

– Le CNC prend en charge jusqu’à 90 % du montant restant une fois l’aide régionale déduite (le plafond maximum est de 84 000 euros). Les dépenses éligibles ne sont cependant pas les mêmes que celles de la région.

– Financements privés issus des contributions numériques des distributeurs pour les salles ayant des films en sortie nationale.

Concernant l’expérimentation « Le CLAP », la Région a couvert 55% des dépenses engagées pour l’achat des droits des contenus, ou bien pour leur production. L’ACPA a également participé via de l’autofinancement, ainsi que AVGRID-Médiacapture, le prestataire technique associé à l’opération.

3 - La mise en oeuvre du projet

3.1 Les étapes de mise en oeuvre


– Fin 2009 : Mise en place d’une expérimentation menée dans 6 salles pilotes de la Région qui a permis de réaliser un vade-mecum sur le cinéma numérique qui servira de base à la mise en place du Plan de numérisation régional.

Note : Il s’agit du Lux-Louis Delluc au Brisson-de-Cadouin en Dordogne, de La Brèche à Sainte-Foy-la-Grande et de Ciné-Jallès à Saint-Médard-en-Jalles en Gironde, du Renoir à Biscarrosse dans les Landes, du Plaza à Marmande dans le Lot-et-Garonne et de l’Atalante/L’autre cinéma à Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques. Il faut noter que cette dernière salle n’a pu faire partie de l’analyse car sa numérisation a été engagée après les 5 autres.

– 28 juin 2010 : l’Assemblée régionale accorde son soutien aux salles de cinéma de proximité, décision se traduisant par le vote du Plan de numérisation régional et la définition du règlement d’intervention par la Commission permanente.

– Juillet 2010 : Entrée en vigueur du Plan de numérisation. Début des candidatures et de l’instruction des dossiers, pour présentation à la Commission permanente

– Octobre 2011 : ce sont au total 69 salles (89 écrans) qui auront été aidées par la Région Aquitaine dans leur projet de numérisation, ce qui représente 89% des 78 salles éligibles.

3.2 Les méthodes

Six salles pilotes de la Région ont expérimenté la numérisation de leurs équipements, expérimentation qui a permis de réaliser un vade-mecum sur le cinéma numérique, sorte de guide accompagnant les exploitants, spécifiquement ceux des cinémas de proximité dont la démarche de numérisation se heurte à des contraintes radicalement différentes de celles des multiplexes, notamment en terme de modèle économique.

Ce vade-mecum avait pour objectif d’évaluer les enjeux de la numérisation des cinémas et de permettre à la Région de définir de manière prospective les modalités d’accompagnement du passage à la projection numérique. Il a également permis d’appuyer les exploitants intéressés dans leur démarche de numérisation des salles de proximité puisqu’il constituait un retour sur expérience concret.

L’étude a été pilotée par l’Agence culturelle régionale Ecla (écrit cinéma livre audiovisuel), en collaboration avec l’Association des cinémas de proximité d’Aquitaine (ACPA). Elle a été réalisée par les cabinets Hexacom et Manice chargés de suivre et d’analyser la transition vers le numérique des 6 salles choisies en fonction de leur motivation, de leurs caractéristiques propres, de leurs environnements géographique, administratif et social.
Les dossiers de candidatures sont co-instruits par la Direction de la Culture et la Délégation TIC du Conseil régional. La Commission permanente prend ensuite la décision finale d’accorder les financements.

L’expérimentation du « CLAP » est toujours en cours, et est supervisée elle aussi par les deux Directions de la Culture et des TIC.

3.3 Les moyens techniques

Le Conseil régional n’a pas eu besoin de déployer des moyens techniques particuliers pour mettre en place le Plan de numérisation des salles de proximité d’Aquitaine.

3.4 Les moyens humains

Aucun poste n’a été créé spécialement pour le projet. La chargée de mission Tv-Economie créative a pris en charge la mise en place du Plan, la réception des dossiers et même parfois leur montage. Une autre personne a assuré le suivi financier de l’opération.

3.5 La communication sur le projet

Le Plan de numérisation est décrit sur le site Internet dédié aux actions TIC de la collectivité, numérique.aquitaine.fr.

Le projet a été peu relayé dans les médias ou dans la presse, il s’adresse avant tout à la filière des exploitants indépendants. Une opération de communication et de sensibilisation aux enjeux du numérique sera mise en place le 23 mars 2012 à l’occasion de la journée de restitution de l’opération.

De nombreuses réunions d’information des exploitants ont cependant été mises en place sur le territoire, de façon régulière. Ces réunions étaient l’occasion de rencontrer, de sensibiliser et de former les professionnels de la filière sur le sujet de la numérisation des équipements des salles. L’ACPA a joué un rôle important en rassemblant les salles d’un territoire donné, permettant la rencontre avec la Région et les acteurs locaux et la discussion autour de la pédagogie du projet, des dispositifs techniques déployés, du potentiel que cela représente pour un exploitant, et même pour le territoire, en terme de maintien d’une offre culturelle à destination du grand public.

4 - Bilan et perspectives

4.1 Les éléments de bilan

4.1.1 Les objectifs réalisés

La Région a participé au financement du maximum des salles éligibles. Les quelques unes restant à l’écart n’ont pu s’engager car leur pérennité est actuellement remise en cause, pour des raisons qui leur sont propres.

4.1.2 La réponse aux attentes des usagers

Les exploitants des salles éligibles sont très satisfaits du dispositif mis en place par le Conseil régional. L’aide financière qui leur est proposée leur permet d’abord de fiabiliser leur dossier de demande de subvention au CNC, leur apporte une crédibilité face à cet organisme, permettant la mise en place d’un dialogue qualitatif. Le soutien financier du Conseil régional est également perçu comme une sécurité financière, puisqu’un premier acompte de 50% du montant total de l’aide leur est versé, alors que le CNC délivre les aides à postériori. Cela leur permet d’acquérir du matériel, et de pouvoir régler l’acompte demandé par le prestataire. Cela soulage notamment les exploitants associatifs.

4.1.3 Les points forts du projet

– La sécurisation financière des salles de proximité engageant des dépenses liées à la numérisation des équipements (comme expliqué précédemment).

– La création ou le renforcement de partenariats : Le Conseil régional a travaillé de concert avec le CNC, mais aussi avec l’Association des Cinémas de Proximité d’Aquitaine, qui sont devenus des partenaires privilégiés. Une reprise de dialogue a également été constatée entre les exploitants et la collectivité où se trouve la salle.

– Travail sur la formation professionnelle des exploitants : formation à l’utilisation des technologies numériques. Les formations sont prises en charge par l’AFDAS (Fonds d’assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs), organisme privé auquel cotisent les exploitants privés, et assurées par des professionnels du milieu via l’ACPA. La Région travaille avec le CNFPT d’Aquitaine à la mise en place de formations de ce type pour les exploitants et responsables de salles municipales.

– Consolidation du tissu de salles de proximité classées Arts & Essai sur le territoire, amélioration des contenus proposés au sein de ces structures (films sous-titrés, notamment pour les personnes sourdes et malentendantes). A terme, cela permet un maintien et une amélioration de l’offre culturelle présente sur le territoire aquitain. Tout cela a été rendu possible par la forte mobilisation des différentes salles, notamment via l’ACPA.

4.1.4 Les points faibles du projet

Le point faible du projet concerne les bénéficiaires. Les choix politique et budgétaire retenus dans le Plan de Numérisation voté par la Commission permanente ont privilégiés les salles classées Arts & Essai. Il s’agissait de venir en aide en premier lieu aux salles proposant une programmation dite « difficile ». D’autres salles de proximité non classées n’ont pas pu bénéficier du dispositif, tout comme les circuits itinérants (un établissement cinématographique « mère » fait tourner un film qu’il a en sa possession dans d’autres points de projection).

4.1.5 Les perspectives dévolution

Après l’évaluation du parc non numérisé présent sur le territoire, il sera proposé à l’Assemblée régionale d’élargir le dispositif de financement aux autres salles de proximité non classées, soit une vingtaine de structures. Un travail important de recensement et d’analyse de ces dernières devra être engagé, car celles-ci sont souvent difficilement identifiables. Il s’agira également de savoir si elle sont éligibles à l’aide du CNC (indispensable, car l’aide régionale ne couvre pas toutes les dépenses), notamment pour les salles dites « peu actives ». Le risque est à court terme de voir ces dernières fermer, les distributeurs ayant annoncé pour fin 2012 l’arrêt de la circulation des copies en 35 mm. Cet élargissement de l’aide régionale reste pour le moment à l’étude.

Concernant l’expérimentation du « CLAP », il s’agira par ailleurs de déterminer les conditions de mise en oeuvre du déploiement des avant-programmes dans l’ensemble des salles du réseau. Dans un second temps, les contenus proposés pourraient également s’élargir aux documents d’archives audiovisuelles, y compris aux films de famille, sur le modèle de ce que propose la Région Centre.

4.2 Appréciation du porteur de projet

La chargée de mission considère qu’il s’agit là d’une très belle opération, qui a permis à la quasi-totalité du réseau des petites salles de s’équiper en numérique dans une période très courte, alors même que leur disparition était annoncée. Le plan de numérisation a donc conforté l’attractivité des territoires, notamment en milieu rural ; il est également porteur de nouveaux projets pour les salles de cinéma, qui pour certaines engagent une réflexion sur les nouvelles opportunités de programmation à travers, entre autre, les avant-programmes, mais également d’autres types de contenus comme des événements sportifs, ou musicaux.

4.3 Conseils aux futurs porteurs de projet similaire

La collectivité porteuse du projet doit avant tout anticiper les finances qui seront à mobiliser. La Région Aquitaine a aujourd’hui débloqué 2 millions d’euros, une somme conséquente. Il est également préférable de pouvoir mobiliser de la ressource humaine, notamment pour pouvoir traiter l’afflux important de dossiers de demande de subvention, et le suivi une fois le dossier accepté.
Concernant les participants, ils devront anticiper la charge administrative à assumer (liée à la mise en place d’un marché public s’il s’agit d’une collectivité par exemple). Ils doivent également savoir que les délais de réponse du CNC sont plus longs que ceux de la collectivité, cela peut leur poser des problèmes de trésorerie. Les délais de livraison des équipements par les prestataires peuvent également être importants.

La chargée de mission du Conseil régional d’Aquitaine insiste sur le fait qu’il est indispensable d’être très près des salles postulant, notamment les plus petites. Elle a pu en effet relever beaucoup d’anxiété en milieu rural face à la mise en place d’un tel projet, les petites communes ou les petits exploitants n’ont souvent pas les moyens humains nécessaires au montage de dossier, notamment celui du CNC.

5 - Critères d´évaluation

5.1 Innovation

Le projet est innovant, pas seulement pour des raisons techniques, mais également sur la dimension partenariale. Le déploiement du dispositif a permis de réinstaurer du dialogue entre les exploitants de l’équipement culturel et les instances de la collectivité où se trouve le cinéma. Dans certains cas, la communication était inexistante alors que les collectivités ont tout intérêt à travailler de concert avec les exploitants, compte tenu du potentiel que représente les salles numérisées, en terme notamment de diffusion de contenus nouveaux.

La Région Aquitaine a été la première à mettre en place un tel dispositif, même avant le CNC. La personne en charge du dossier a été par la suite contactée par d’autres collectivités désireuses de proposer les même type d’initiative. Aujourd’hui, 21 régions proposent des aides à la numérisation des salles d’exploitants indépendants (La liste des régions est disponible sur le site de Cinélia).

5.2 Impact

Aucune enquête de satisfaction ou concernant l’impact sur le territoire n’a pour le moment été réalisée. Les bénéficiaires sont cependant tenus de faire parvenir à la Région une fiche de retour sur expérience de l’opération (la fiche constitue une pièce indispensable pour le versement du dernier paiement). Les exploitants semblent satisfaits mais manquent encore de recul pour dégager les impacts de la mise en place du dispositif de numérisation des salles.
La journée de restitution du 23 mars 2012 permettra de présenter un bilan plus approfondi de l’opération.

5.3 Reproductibilité

Comme indiqué précédemment, une vingtaine de régions ont mis en place ou travaillent à la mise en place d’une aide au financement de la numérisation des salles de cinéma de proximité.

5.4 Pérennité

La Région a permis aux salles de cinéma de proximité d’Art & Essai de se doter d’outils modernes et indispensables à leur survie. C’est à eux désormais de proposer au public des contenus de qualité assurant la fréquentation du lieu.

Contacts : FOUCARD Nathalie, nathalie.foucard aquitaine.fr, Délégation TIC Conseil régional d’Aquitaine - Chargée de mission TV-Economie créative.

Région Aquitaine

14 rue François de Sourdis

33077 BORDEAUX
Tel : 05 57 57 84 66

Sites : Aquitaine Numérique

Association des cinémas de proximité en Aquitaine

L’Agence régionale Ecla

La carte localisant les salles aidées

Documents : [Le vade-mecum du cinéma numérique aquitain (Pdf 450 Ko)>http://numerique.aquitaine.fr/IMG/p…]