Coopération et partage autour des pratiques collaboratives

Nous n’avons pas peur de l’open access

Le 15 mars 2013, une tribune a été publiée sur Le Monde, qui rappelle la recommandation relative à la publication en accès ouvert des résultats de la recherche scientifique financée sur fonds publics émise par la Commission européenne en juillet 2012 (Cf Le Monde du 28 février 2013). Pour la Commission, cette démarche est nécessaire pour renforcer la visibilité de la recherche européenne à l’horizon 2020. L’objectif est de lever progressivement les obstacles qui se dressent entre le lecteur et l’article scientifique, après un éventuel embargo de six à douze mois. Ce n’est pas qu’en Europe que les citoyens se mobilisent sur cette question. Aux Etats-Unis, 65 704 personnes ont signé une pétition pour un accès libre aux articles de revues scientifiques provenant de recherches financées par les contribuables. L’administration de Barak Obama a commencé à réfléchir et à proposer des solutions : une note à destination des agences fédérales a été publiée qui demande aux agences fédérales qui dépensent plus de 100 millions de dollars en recherche et développement de concevoir des plans d’action afin de rendre publics les résultats de la recherche financée par des fonds fédéraux, et ce gratuitement, dans un délai de 12 mois après leur publication initiale.

En France, en une semaine plus de 2000 personnes ont signé la tribune « Qui a peur de l’open access ? » : directeurs d’université, de laboratoire ou de maisons des sciences de l’homme, chercheurs et enseignants chercheurs, bibliothécaires, archivistes, éditeurs ou simple citoyens… les signatures continuent d’affluer. Il faut continuer à signer ! En effet, de nombreux signes montrent qu’en France il reste encore à convaincre un certain nombre d’acteurs, qu’il s’agisse de grandes institutions comme la BnF ou de plateformes d’édition numérique qui brandissent le libre accès comme une menace… C’est pour cela que le collectif SavoirsCom1 s’associe cette tribune et vous convie à vous joindre aux signataires, « I love open access ! ».