Coopération et partage autour des pratiques collaboratives

Marseille en communs du 9 au 22 novembre

Edto de la plaquette du programme

En à peine plus d’un an, deux ouvrages de référence sur les communs* sont publiés, dont l’un qui titre Le retour des Communs. Pourquoi ce retour des communs ? Est-ce un hasard si la préoccupation autour des communs est de retour dans un monde disloqué qui semble avoir programmé son obsolescence ? Est-ce totalement fortuit si, dans une société régie par les visions à court/ moyen terme, dont le sens nous échappe, dans cette société liquide décrite par Z. Bauman, une conscience collective se lève pour préserver les socles de l’humanité ?

En 2000, à Cochacamba (Bolivie), la Coordinadora, alliance citoyenne composée de paysans, de citadins, de syndicats miniers... réussit à empêcher la privatisation des ressources en eau, et à s’imposer dans la gestion de ce bien commun.

En 2011, en Italie, suite à un référendum, 26 millions de personnes se prononcent
pour que la gestion de l’eau ne soit pas privatisée et soumise aux lois du marché.
A Bologne, à travers la réglementation pour la préservation des communs urbains, la Ville aide les habitants à réaliser des propositions pour améliorer leurs quartiers. Elle encourage ainsi l’implication des habitants, les considérant comme forces de propositions plutôt que comme auditoire pour des concertations descendantes.

L’eau, les zones de pêches, l’énergie, le climat, l’espace public, les savoirs... autant de ressources fondamentales qui posent la question de leur gestion et de leur accès. Finalement que recouvrent les communs ? Quels enjeux y sont associés ? Qu’est-ce qui les caractérisent et à quoi s’opposent-ils ? A Marseille, quelles sont les ressources et les espaces dont la préservation et l’accessibilité nous semblent fondamentales ? Quels sont les ingrédients nécessaires à une gestion et donc à une action collective ?

Selon Stefano Rodotà, éminent juriste italien, « Les biens communs sont tous ceux qui contribuent au libre développement de la personnalité et doivent donc être soustraits à la logique destructrice du profit et du court terme, afin, notamment, de préserver le monde qu’habiteront les générations futures. »

Du 9 au 22 novembre, témoignages, réflexions et actions, collectifs, philosophes et économistes seront au rendez-vous pour échanger, débattre, proposer... et arpenter Marseille en Communs et en fêtes.

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