Coopération et partage autour des pratiques collaboratives

HIRONDO nouveau service de gestion des déplacements.

Description du projet : Le Pays de la Haute Gironde s’est associé à un consortium de cinq entreprises privées de la filière numérique afin de mettre en place une expérimentation de service de mobilité accessible via un simple téléphone portable, renseignant les usagers sur des possibilités de co-voiturage ou sur les transports publics à disposition. Le Conseil régional d’Aquitaine a été sollicité par le consortium pour faciliter la mise en place de l’opération pilote sur le territoire du Pays de la Haute Gironde. Son engagement s’inscrit dans le cadre de sa stratégie régionale appuyée sur les territoires numériques et de la démarche régionale de valorisation des données publiques.
Ce nouveau service, dont l’expérimentation débutera en décembre 2011 s’adresse aux 80 000 habitants répartis sur les 65 communes composant le Pays de Haute Gironde.

Type d initiative : Mise en place d’un service de mobilité accessible via un téléphone portable simple, intégrant un système de co-voiturage en temps-réel avec un système d’informations sur les transports publics de proximité disponibles (trains et bus).

Territoire de projet : Le Pays de la Haute Gironde, organisé sous la forme d’un syndicat mixte, soit 65 communes réparties sur 5 cantons.

Porteur(s) du projet : Le Pays de Haute Gironde et l’entreprise Senda (chef de file du consortium).

Date de lancement : La phase d’expérimentation du projet débute en décembre 2011.

Avancement (à la date de recueil) : Lancement de la phase d’expérimentation.

Date de recueil de l information : Octobre 2011.

Cible : Les 80 000 habitants du Pays de la Haute Gironde.


1- Contexte et objectifs du projet

1.1 Contexte et origine du projet

L’expérimentation d’un service de mobilité accessible via un téléphone portable répond à un triple constat concernant le territoire de la Haute Gironde.

– l’étalement urbain lié à la proximité de l’agglomération bordelaise entraine une hausse de la dépense publique pour construire et entretenir les réseaux de transports.

– Les ménages voient leur budget consacré aux déplacement individuels augmenter, du fait de la hausse structurelle du prix des carburants et de l’augmentation des déplacements pendulaires pour se rendre sur leur lieu de travail. La saturation du trafic au niveau du Pont d’Aquitaine pénalise particulièrement les habitants de ce territoire.

– Ces deux tendances nuisent aux objectifs de développement durable auxquels répondent les collectivités impliquées.

Le Pays de la Haute Gironde a mené dans le cadre du Plan Climat et de l’élaboration du futur SCOT une réflexion associant transport et mobilité. Le schéma de services à la population, faisant partie du SCOT, affiche pour objectif d’améliorer l’offre de transports, dans tous ses modes. Un des points noirs relevé lors de son élaboration concernait la mobilité des habitants.
Le Conseil régional d’Aquitaine a permis la rencontre entre le Pays de la Haute Gironde et l’entreprise Senda en janvier 2010. Le premier était à la recherche d’outils répondant aux problématiques soulevées dans les diverses études réalisées (Plan Climat, Schéma de services à la population etc.), et Senda d’un territoire d’expérimentation pour l’outil qu’elle a développé.
Le Pays n’a pas passé d’appel d’offre. Il se positionne en tant que territoire test, et n’engage aucun fond sur le projet. Senda assure la maîtrise d’ouvrage intégrale, le syndicat mixte est un partenaire. Il a reçu l’aide et l’appui du Conseil régional d’Aquitaine pour la réalisation des supports de communication, et la rémunération du temps de travail nécessaire à l’expérimentation.

1.2 Objectifs et enjeux

  • Objectif du Pôle de ressources numériques : permettre l’accès à la population à des technologies nouvelles,
  • Objectif du Plan Climat : favoriser la diminution de l’émission de gaz à effet de serre via la mise en place de moyens de déplacements alternatifs à la voiture individuelle, à savoir un service de co-voiturage,

Il s’agit pour les acteurs engagés de développer une solution innovante afin d’améliorer la mobilité des personnes. Les enjeux sont multiples :

  • Désenclavement de communes rurales, en favorisant la mobilité des personnes, vers l’extérieur du territoire mais aussi au sein même du Pays,
  • Dynamiser des actions de proximités,
  • Faire émerger de nouvelles pratiques concernant les déplacements des individus,
  • Maintien ou (re)-création de lien social : le dispositif ne s’adresse pas seulement aux travailleurs, mais il doit permettre aussi aux personnes isolées, quel que soit leur âge ou situation de pouvoir se déplacer sur le territoire.


2- Description et organisation du projet

2.1 Les acteurs du projet

Acteurs publics et privés sont réunis autour de ce projet visant à mettre en place un service d’intérêt public durable :

  • Le Pays de la Haute Gironde est partenaire du projet, en tant que territoire test de l’outil proposé par le consortium. Il assure la diffusion du projet au sein de son réseau et des partenaires locaux. Il prend en charge l’animation du projet via la mise en place d’une communication événementielle et des supports de communication. Le Pays assure et prépare les réunions plénières. Le Pays de la Haute Gironde est une véritable force de proposition pour faire en sorte que l’outil soit le mieux adapté au territoire rural et bénéficie d’une large diffusion auprès de la population locale,
  • L’entreprise Senda est le chef de file du consortium des 5 entreprises assurant également la maîtrise d’ouvrage. Senda met à disposition la technologie Chronomove, plateforme de service cloud) ainsi que la marque Hirondo. Elle prépare et anime les réunions plénières avec le Pays de la Haute Gironde. Le consortium est composé de quatre autres entreprises. Websiteburo assure la réalisation technique du front-end web du pilote, du design et de l’intégration des écrans types. Ersya travaille sur l’acceptabilité des interfaces hommes-machines. Elle a réalisé une étude au cours de l’été 2011 auprès des habitants de la Haute-Gironde concernant leur pratique du co-voiturage, dans le but de pouvoir adapter l’outil aux besoins et son acceptabilité. L’entreprise évalue les maquettes proposées aux futurs utilisateurs. Conversationnel fournit des éléments de langage et d’identité graphique. Elle participe également à la formation des animateurs. Enfin, Ecolutis, société spécialisée dans la mise en place et la gestion des services de co-voiturage pour les collectivités et entreprises a pour mission d’établir un bilan quantitatif, géographique et qualitatif de l’expérimentation. L’accord mis en place au sein du consortium prévoit la disponibilité non exclusive des l’exploitation du développement du logiciel finalisé sur le territoire aquitain. L’opération est donc reconductible sur d’autres territoires,
  • Le Conseil régional d’Aquitaine a été sollicité financièrement à la fois par Senda, maître d’ouvrage et par le Pays pour mener à bien cette opération pilote sur le territoire du Pays de Haute Gironde. C’est également lui qui a permis la rencontre en le Pays de la Haute-Gironde et l’entreprise Senda,
  • Les autorités organisatrices des transports, notamment le Conseil régional pour les TER, mettront à disposition les données publiques permettant aux usagers d’avoir accès à l’information de transport en temps réel. L’utilisation des données se fait dans le cadre d’une convention passée avec le consortium. Le Conseil général de la Gironde, par la biais d’une convention, met également à disposition du Pays et du consortium les résultats et données de ses enquêtes Ménages et Grand Territoire (2009).

2.2 Les services proposés

Ce service de mobilité sur téléphone portable intègre un système de co-voiturage en temps réel ainsi qu’un accès à des informations sur les transports publics de proximité (trains TER Aquitain et bus Trans’Gironde). L’accès au service a lieu en deux temps. L’usager créé un compte qu’il peut administrer via le site web Hirondo. Il a ensuite accès aux informations sur un téléphone (simple) via une interface vocale et interactive ainsi que des sms.
Le projet vise à proposer un modèle d’affaire simple et transparent. Aucune transaction financière n’a lieu entre les co-voitureurs. Le passager achète des crédits de mobilité, appelés « hirondelles », sur le site web, qu’il consomme en fonction du nombre de déplacements et des distances parcourues en voiture partagée. L’opérateur reverse par la suite la compensation au conducteur, sur les mêmes critères.
Le Pays est l’interface première entre l’utilisateur et l’outil technique. Il assure la hotline en cas de problèmes rencontrés par les utilisateurs, comme des annulations ou des retards. Ces aléas entraineront une perte des crédits hirondelles. Durant la phase expérimentale, le service sera gratuit pour les passagers (envoi des sms, accès au système d’informations etc). Il aura vocation à être payant dans une phase ultérieure de déploiement, le prix sera établit par Senda. Les « hirondelles » seront attribuées à titre indicatif durant cette période. Le coût général des déplacements sera indiqué à titre informatif aux passagers qui seront libres de participer financièrement au trajet. L’objectif est de permettre à l’entreprise Senda de définir un barême tarifaire, de savoir à combien devront s’élever les crédits de mobilité. La phase d’expérimentation soit permettre de définir l’acceptabilité financière des utilisateurs d’un tel service.

2.3 Les publics bénéficiaires

Le service s’adresse aux habitants du Pays de Haute Gironde.

2.4 La dimension financière

Le budget total du projet s’élève à 199 683 euros.
La Commission permanente du Conseil régional a alloué à Senda une subvention globale au titre de crédits d’investissement dont le montant s’élève à 119 816 euros. Chacune des entreprises du consortium est ensuite rétribuée en fonction du service proposé.
Une subvention a également été allouée au Pays de la Haute Gironde au titre de crédits de fonctionnement s’élevant à 10 598 euros. Cela permet de financer la campagne de communication (création et édition de supports de communication etc.) ainsi que les frais d’ingénierie.

3- La mise en oeuvre du projet

3.1 Les étapes de mise en oeuvre

Janvier 2010 : Rencontre du Pays de la Haute Gironde et de la société Senda. Formulation d’un projet expérimental partagé qui aboutit, en janvier 2011 à la signature d’une convention entre le Pays et Senda, représentante du consortium, sur la mise en œuvre de l’expérimentation d’un service de mobilité sur le territoire. Cette convention définit les rôle de chacun. Le Pays s’engage à mobiliser un panel d’utilisateurs et à mettre à disposition du temps d’ingénierie au sein du personnel du Pays et à relayer les informations sur le terrain.

Juin 2011 : La Commission permanente accorde une subvention globale au consortium et une seconde au Pays de la Haute Gironde permettant de lancer l’expérimentation du projet.

Juillet 2011 : Organisation d’un premier comité de pilotage entre le Pays de la Haute Gironde et les membres du consortium sur le territoire de la Haute Gironde. Depuis cette première rencontre, une webconférence a lieu au moins une fois par mois, au cours de laquelle les différents partenaires discutent de la mise en place technique de l’outil.

Décembre 2011 : début de l’expérimentation de l’outil sur une période de deux à trois mois permettant d’établir à terme une analyse déterminant la phase de déploiement.

3.2 Les méthodes

Au début du projet, des rencontres « informelles » ont eu lieu entre le Pays, Senda et le Conseil régional d’Aquitaine, chacun exposant ses attentes et besoins.
Le Pays et les membres du consortium se rencontrent au moins une fois par mois via une webconférence. Le Pays est associé à chaque étape et est consulté pour tout nouveau développement ou modifications de l’outil. L’expérimentation bénéficie des compétences de chacun des acteurs, public et privés.

3.3 Les moyens techniques

Le Pays de la Haute Gironde n’a pas eu à acquérir de matériel ou d’équipement particulier pour déployer l’expérimentation.
L’entreprise Senda a mis en place le site Internet sur lequel peuvent s’inscrire les participants et acheter les crédits mobilité. Durant la période d’expérimentation, il ne sera pas possible d’acheter de crédits de mobilité.

3.4 Les moyens humains

Aucun poste n’a été spécialement créé pour mettre en place et déployer l’expérimentation. Deux chargées de mission au Pays de Haute Gironde ont été mobilisées sur le projet. Il s’agit d’Eve Lalande, chargée de mission TIC et Culture et de Virginie Robin, chargée de mission Agenda 21.

3.5 La communication sur le projet

La communication est primordiale pour le projet, puisque que c’est sur elle que repose le recrutement du panel d’utilisateurs nécessaire à la phase d’expérimentation. D’importantes actions sont donc déployées sur le terrain :

  • Mise en place d’affiches sur les abris du bus du Pays,
  • Edition d’affiches au format A3 qui seront destinées aux sucettes, panneaux lumineux, et panneaux d’affichage des collectivités,
  • Des banderoles seront installées sur les ronds-points stratégiques du territoire,
  • 5000 cartes de visites seront distribuées aux acteurs et aux utilisateurs rencontrés à l’occasion des réunions publiques,
  • Organisation de réunions décrivant le projet sur les 5 cantons composant le territoire avant le début de l’expérimentation permettant de « recruter » un nombre maximal de volontaires,
  • Annonce du projet dans la presse locale écrite, radio, télé. Des conférences de presse ont déjà eu lieu, ainsi que des interviews dans la presse locale (papier et audio),
  • Chaque volontaire se verra remettre un auto-collant qu’il pourra disposer sur son véhicule, permettant de l’identifier en tant qu’utilisateur Hirondo, suscitant l’intérêt des personnes non inscrites, qui pourront aller voir de quoi il s’agit sur le site Internet mis en place et prendre connaissance du service. Le secteur privé est également sollicité dans le cadre de la campagne de communication. Les supports de communication (affiches A3, cartes de visites etc.) sont également distribués aux commerçants et aux entreprises. L’objectif est de pouvoir informer un maximum d’habitants et d’entreprises sur ce dispositif, car un des facteur de succès de l’expérimentation repose sur une participation massive. Le Pays avait été sollicité suite à l’annonce de la mise en place de l’expérimentation, témoignant de l’intérêt porté à cette initiative innovante. Un travail très important a été réalisé sur la campagne de communication, présentant le co-voiturage comme une activité « fun » et attirante, pour donner envie au plus grand nombre d’intégrer cette communauté. Ce message se veut aussi intergénérationnel. Il doit permettre de capter les jeunes et moins jeunes, pas seulement les travailleurs concernés par la migration pendulaire liée à la présence de l’agglomération bordelaise à proximité.

4- Bilan et perspectives

4.1 Les éléments de bilan

4.1.1 Les objectifs réalisés

La phase expérimentale du projet débutera en décembre 2011, il n’est donc pour le moment pas possible d’établir un premier bilan.

4.1.2 La réponse aux attentes des usagers

Il est prévu d’interroger les usagers sur leur satisfaction du service proposé au cours de la phase expérimentale, pour le moment aucun résultat disponible. Le fait que ces derniers soient inscrits sur la plateforme de service permet de les « capter » facilement. De plus, ils rentrent volontairement dans la phase d’expérimentation donc savent qu’ils seront sollicités. Un questionnaire fera partie de l’évaluation, et par la suite d’autres critères à caractère plus qualitatif seront proposés par le biais d’autres enquêtes.

4.1.3 Les points forts du projet

Un des points fort du projet est la collaboration du secteur privé et du secteur public sur la mise en place d’un outil de mobilité, notamment via un consortium d’entreprises. Chaque acteur intervient, portant ses compétences, ce qui permet un mélange intéressant et l’émergence de visions croisées. Le Pays recueille les diverses propositions et peut déjà voir ce qui est adaptable au territoire. Les deux chargées de mission interrogées indiquent que confronter un tel projet à des visions extérieures, notamment issues du secteur privé, est une démarche très stimulante et enrichissante. Cela permet de familiariser à des langages ou des calendriers différents, qu’il est nécessaire de maîtriser, mais aussi permet à chacun de savoir où sont situées ses limites.

4.1.4 Les points faibles du projet

L’évaluation n’ayant pas eu lieu, aucun point faible n’a été identifié pour le moment.

4.1.5 Les perspectives d’évolution

Il est prévu que le dispositif soit reproduit sur le territoire aquitain. Si le modèle est validé, la société Websiteburo aura pour mission de développer l’outil sur tout le territoire.
Les études réalisées au cours de l’expérimentation permettront éventuellement d’inciter certaines collectivités à mettre en place des infrastructures venant en appui au dispositif, comme des parkings de co-voiturage etc.

4.2 Appréciation du porteur de projet

1-Appréciation du porteur

Ce projet est une réelle opportunité pour le Pays. Il permet de travailler de manière transversale sur plusieurs objectifs qu’il s’est fixé.
En effet, de part ses ambitions en terme de développement durable, le Pays mène des réflexions sur la question des déplacements et de la mobilité (dans le cadre du Plan Climat – réduction des émissions de gaz à effet de serre ; dans le cadre du futur SCOT – lien entre aménagement et déplacements ; dans le cadre du Schéma de Services à la population – objectif d’amélioration de l’offre de transport dans tous ses modes…). Ainsi, l’outil Hirondo Aquitaine permettrait au Pays :

  • de disposer d’une première base de données et de mieux comprendre les comportements de mobilité des hauts girondins et le profil des utilisateurs de ce type d’outil
  • de formaliser des pratiques de partage automobile à travers un dispositif précis et transparent
  • de développer les pratiques de déplacements alternatifs à la voiture individuelle sur le territoire
  • de promouvoir et d’informer sur les solutions de déplacements en transports en commun

Par ailleurs, dans le cadre de sa politique en matière de TIC, Hirondo Aquitaine répond à certaines ambitions fixées dans le cadre du Pôle de Ressources Numériques : donner l’image d’un territoire dynamique et innovant, proche des problématiques des habitants. En ce sens, Hirondo favoriserait :

  • l’accès de tous aux savoirs et donc la réduction de la fracture numérique grâce à un service appropriable par la grande majorité (outil accessible pour tous les détenteurs d’un simple téléphone portable),
  • des rencontres et échanges entre les acteurs locaux, via une entrée TIC,
  • le recueil des données sur les modalités d’utilisation des TIC des habitants.

2-Conseils aux futurs porteurs de projet similaire

Les porteurs de projets ne doivent pas avoir peur de travailler avec le secteur privé sur de telles initiatives, la vision et les compétences de chacun, bien que parfois opposées ne font au final qu’enrichir le projet, et permettent de livrer aux usagers un service de qualité.

5- Critères d´évaluation

5.1 Innovation

Ce projet va au-delà de la mise en place d’un service aux usagers. Sa démarche s’inscrit dans une logique propre au développement durable (respect de l’environnement), de désenclavement rural et de dynamisation des actions de proximité. L’objectif est la mise en place d’un service numérique d’intérêt public durable.
Il est également possible grâce à la démarche engagée par le Conseil régional d’Aquitaine d’ouverture des données publiques aux entreprises, et aux usagers. Le projet Hirondo est un exemple de réutilisation de ces données, pour le bien des usagers, grâce un partenariat public/privé soutenu par la collectivité régionale.

5.2 Impact

La phase expérimentale du projet va débuter en décembre, aucun impact ne peut pour le moment être identifié. L’entreprise Ecolutis aura pour charge d’établir un bilan quantitatif, géographique et qualitatif de l’expérimentation. Cela permettra de connaître le nombre d’inscrits, de mises en relations, mais aussi de repérer les zones où le service est le plus utilisé. Des interviews seront également réalisées, des questionnaires de satisfaction seront envoyés par courriel etc.
Ces données permettront à la collectivité de comprendre les comportements de mobilité des Hauts girondins et de dégager le profil des utilisateurs de ce type d’outil. La mise à disposition des données créées était une des conditions de la participation du Pays de la Haute Gironde. Cela pourra éventuellement permettre d’inciter certaines collectivités à adapter les infrastructures disponibles (mise en place des parkings de co-voiturage etc.). Le Conseil général de la Gironde avait déjà mené des études sur ces questions là. Une convention a été signée entre les deux collectivités, permettant au Pays d’acquérir les résultats de leur étude, et l’engageant à communiquer celles issues de l’expérimentation Hirondo.

5.3 Reproductibilité

Ce projet a pour ambition d’être reproductible sur tout le territoire aquitain. L’accord mis en place au sein du consortium prévoit la disponibilité non exclusive de l’exploitation du développement du logiciel finalisé sur le territoire aquitain.
Le Conseil régional d’Aquitaine avait posé comme condition à son engagement que les entreprises du consortium soient en majorité originaires de la région. Websiteburo et Ecolutis sont toutes deux originaires de Bordeaux, Ersya de Bayonne. Conversationnel et Senda sont situées sur Paris. C’est l’entreprise locale Websiteburo qui prendra en charge le développement de l’outil sur le territoire aquitaine, les droits d’utilisation lui étant transférés.
Les études réalisées tout au long de l’expérimentation, et l’évaluation de tous les dispositifs proposés doivent permettre d’adapter au mieux l’outil, pour qu’il soit le plus largement utilisé par la population, et que le service soit qualité.

5.4 Pérennité

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La pérennité d’un tel dispositif, une fois qu’il est mis en place, dépend de l’engagement des usagers. Plus ils sont nombreux à participer, mieux le service fonctionnera.

Contacts :
Eve Lalande, tic.culture pays-hautegironde.fr, Chargée de mission TIC et Culture, Pays de la Haute Gironde

Virginie Robin, agenda21 pays-hautegironde.fr, Chargée de mission Agenda 21, Pays de la Haute Gironde

Syndicat mixte du Pays de la Haute Gironde

32 rue des Maçons – BP134

33391 BLAYE cedex

Tel :05 57 42 68 90 | Fax : 05 57 42 68 91

Elus en charge du projet :
Bernard Bournazeau, Président du Pays, Conseiller Régional, Maire de Saint-Aubin de Blaye,

Brigitte Misiak, Vice-présidente du Pays en charge des TIC, de la culture et du développement durable

Sites :

Pays de la Haute Gironde : www.pays-hautegironde.fr

La plateforme d’accès au service Hirondo : www.hirondo.com

Rédaction Elsa Baron, Chargée de mission OTeN