Coopération et partage autour des pratiques collaboratives

Étude exploratoire des Tiers-Lieux comme dispositif d’incubation libre et ouvert de projet (2)

Cet article reprend la seconde partie du texte, publication d’Antoine Burret réalisée dans le cadre de laXXIII Conférence Internationale de Management Stratégique qui a eu lieu à Rennes du 26 au 28 mai 2014, une publication reprise sous licence CC by sur le site de Movilab

L’incubation libre et ouverte de projet

En 2013, à Saint-Etienne, la société coopérative de production Openscop qui développe ses activités dans le domaine numérique et œuvre pour la création de Tiers-Lieux sur les territoires, initie la mise en œuvre de « l’incubateur de projets Open Source de Coworking Sainté ».

Selon les membres de cette structure, chaque Tiers-Lieux est potentiellement un incubateur d’innovation économique, technologique, sociale et environnementale dès lors que les compétences et les ressources de chaque Tiers-Lieux sont identifiables et utilisables par des porteurs de projets. A moindre coût et « en bas de chez soi », les Tiers-Lieux offrent les conditions nécessaires pour gérer le passage de la conception jusqu’à la mise en œuvre et au déploiement de projets. Les Tiers-Lieux sont ici considérés comme des usines ouvertes, dans le sens d’une interface indépendante et ouverte sur un public hétérogène pour la conception, la création et le déploiement de service ou de produit. La désignation « Open Source » indique que, aussi bien les projets intégrés à l’incubateur que l’incubateur lui-même respectera les principes de « codes ouverts » tel qu’appliqués aux logiciels dont la licence permet la libre redistribution, l’accès au « code source » et la création de travaux dérivés.

Dans le cas de projet entrepreneuriaux n’ayant pas de composante technique, l’accès au code source ou à la « recette » signifie que les projets doivent être décrit sans secret de fabrication afin de faciliter la réutilisation du savoir. La recette doit également être publiée sous une licence libre pour permettre la copie, l’amélioration progressive et une large diffusion. Ainsi, l’« incubateur de projets Libre et Open Sourcede Coworking Sainté » propose à tout porteurs de projet de s’intégrer à la dynamique des Tiers-Lieux déjà présente sur le territoire. La plus-value de ce dispositif est d’identifier, de référencer et de rendre accessible des services déjà existants sur le territoire stéphanois. Les ressources ne sont pas déployées, elles sont rendues accessibles et disponibles. La structure juridique qui porte l’initiative se charge d’assembler les ressources et les compétences disponibles sur le territoire, qu’elles soient indépendantes, associatives ou professionnelles.

L’observation et l’analyse de l’architecture de création de ce dispositif doivent permettre de tirer les premiers enseignements sur la transférabilité des méthodes utilisées dans le monde du logiciel libre pour la conception, la création et la production de produits ou services à valeurs ajoutées.


Les structures

Le dispositif s’articule autour de sept structures identifiées comme des Tiers-Lieux. Chacune de ces structures réponds aux différents points énoncés dans le manifeste des Tiers Lieux. Elles disposent notamment d’un espace avec une connexion internet où des ressources et des savoirs peuvent-être mutualisé. Elles sont établies sur différents quartiers du territoire et ont des particularités quand à leurs domaines d’activités. Il s’agit en effet de structures actives dans des secteurs diversifiés avec des modèles économiques et des ambitions différentes : Un Tiers Lieu dédié au développement de jeunes entreprises innovantes. Il accueil une pépinière d’entreprise spécialisée dans les métier créatif ainsi qu’un espace de coworking. Il vise à stimuler les coopérations entre les acteurs des secteurs de la culture, de la science, du design et du numérique ; un Tiers-Lieu spécialisé dans l’entrepreneuriat social et l’économie numérique. Il accueil un Espace Public Numérique, un espace de coworking et hakerspace. Fondé par touches successives depuis 2004, il est un des premiers espaces à s’être reconnu comme Tiers-Lieu ; un Tiers-Lieu qui n’affiche pas de spécificité sectoriel mais qui est le local d’une association dédié a des activités sportives dans un quartier dit populaire de Saint-Etienne. Il accueil un espace de coworking et des activités autour de l’économie collaborative ; un Tiers-Lieu formalisé en tant que café-lecture. Il accueil un café, une bibliothèque, une AMAP12. Il propose des activités culturelles tel que des ateliers d’expression et de création (écriture, théâtre, arts plastiques, etc.), ainsi que des rencontres d’auteurs ; un Tiers-Lieu qui vise à favoriser l’implantation d’associations ou d’activités économiques qui entrent dans le champ du développement durable. Il accueil un espace de coworking, une cuisine partagé ainsi qu’une cantine ; un Tiers-Lieu qui œuvre sur les questions de capacitation citoyenne et des espaces publics. Il accueil un espace de coworking, une matériothèque et une ressourcerie. Il accueil des sociologues, des designers, des architectes, des urbanistes ; un Tiers-lieu spécialisé dans les activités de fabrication numérique et de design. Il accueil un espace de coworking, un fablab et un hakerspace. Il est dédié à la conception, au prototypage rapide, à la fabrication, et à la réparation de pièces. Il s’adresse aux entreprises, aux associations, à l’ensemble de la sphère publique qui souhaite expérimenter une idée, pour aboutir à un prototype.

La diversité des structures, de leurs zones géographique ainsi que de leurs secteurs d’activités permet d’appréhender une grande hétérogénéité de compétence, d’âges, de culture. Tout au long de son parcours de création, le porteur de projet peut ainsi mobiliser les compétences techniques et théoriques nécessaires à l’appréhension de la totalité du cycle de vie de son projet.

Les situations de travail collaboratif

Les Tiers-Lieux offrent la possibilité au porteur de projet de développer leur projet mais également de participer à des projets collectif. En effet, la dynamique de réseau inhérente aux Tiers-Lieux incite les individus à partager leurs expériences, leurs savoirs et à travailler ensemble sur des idées nouvelles.

Des rencontres et des réunions de travail collaboratif sont ainsi organisées. Ces rencontres se font autour d’une problématique spécifique ou d’un projet ayant parvenu à attirer l’attention de plusieurs personnes. Entre vingt et trente individus se réunissent lors de ces rencontres. Des salariés, des étudiants, des individus en recherches d’emploi, des porteurs de projets ou des entrepreneurs. Ces rencontres ont lieux dans un des Tiers-Lieux sur un temps donné (entre deux et quatre jours). Pendant cette période les individus travaillent à gérer le passage de la création d’idée à la réalisation de projets. En dehors de l’intérêt potentiel de la thématique abordé par le projet pour les participants, les individus acceptent de donner de leurs temps pour plusieurs motifs. D’une part, l’ensemble des savoirs accomplis lors de ces rencontres demeure disponible pour tout un chacun à l’issu de ces réunions. Il peut ainsi alimenter les réflexions et les travaux personnels des participants. De même, ces réunions génèrent un mécanisme d’apprentissage collectif (Hatchuel, 1994), (Charue-Duboc, 2005) largement étudié notamment en ce qui concerne les communautés de pratiques (Wenger, 1998). Ces réunions s’articulent autour de différents ateliers. Chaque atelier est attaché à un objet particulier du projet : Stratégie de communication, modèle économique, structure juridique, etc.).

En fonction des ateliers, différentes méthodes sont utilisées selon les compétences des participants. Étant donné l’importance du design pour la ville de Saint-Etienne13, un grand nombre d’individus maîtrise les modes d’application et les outils de conception utilisés par les designers pour résoudre, par une approche multidisciplinaire, les problématiques d’innovation. Ainsi sont utilisé les méthodes de design de service et plus généralement les outils du « design thinking » (Brown, 2008), (Glassey, Morin et al. 2011). Concernant les modèles économiques, des outils pédagogiques sont utilisés. Le choix se porte sur celui répondant le mieux à la spécificité du projet travaillé. Ainsi, peuvent-être préféré, le « Business Model Canevas » développé par Osterwalder et Pigneur, l’ « ACMED » développé par Christophe Sempels et Christian du Tertre dans le cas de projet nécessitant un outils adapté à la prise en considération du développement durable, ou bien encore le « Social Business Model » développé par la plateforme Imagination For People lorsque se ressent le besoin de disposer d’un outil permettant de répondre aux spécificités du contexte social et environnemental dans lequel leur projet s’inscrit.

Les rencontres sont également animées. En effet si la collaboration et la contribution peuvent être spontanée et facilitée par un cadre juridique et organisationnel adapté, elle semble cependant plus efficace et durable lorsqu’elle sont « pilotée ». L’enjeu n’est pas d’avoir une animation directive mais d’informer et d’intégrer les participants. Les animateurs interviennent subtilement pour accroître le niveau et la qualité des échanges ainsi que la perception des potentialités collectives. Afin d’optimiser les échanges, les méthodes de co-création propre au design thinking sont utilisées. Elles permettent de cerner, rendre lisible et tangible les caractéristiques et les bénéfices attendus des idées de création. Cette animation est effectuée par un ou plusieurs individus. Ces individus portent dans ce contexte le nom de « concierge » et s’occupent de la conciergerie. La conciergerie est le processus d’accueil et d’animation d’un tiers lieu. Elle se formalise par l’action du concierge qui met en relation les compétences, les ressources et les volontés de chacun au sein du groupe. Elle permet de générer des flux d’interactions au sein d’individus hétérogènes. Le concierge accompagne les individus dans la découverte et l’appropriation progressive des apports du « collectif » notamment le partage de réseaux, de compétences et d’expériences. En effet sans une intervention même légère, les interactions entre les individus peuvent ne rester qu’au niveau de la cordialité sans forcément entrer dans « l’intimité » des projets nécessaires à la co-construction de ces derniers.

L’ensemble des savoirs issus de ces réunions intègre un patrimoine informationnel commun. Les participants mais aussi tout un chacun peut consulter les archives de ces réunions et participer aux évolutions des travaux en temps réel et à posteriori. En effet, celles-ci peuvent-être enregistrée et diffusée via un flux audio dédié ou bien des images vidéo. Des liens vers les éditeurs collaboratifs sont également utilisés. A l’issu des réunions une présentation détaillée des projets est également mise en ligne.

Le système d’information

L’« incubateur de projets Libre et Open Sourcede Coworking Sainté » met en réseau des porteurs de projets et les Tiers-Lieux du territoire. Cela se fait par l’organisation de situation collaborative de travail mais également par la création d’un réseau distribué d’acteur autour de problématiques par le biais d’une plateforme internet interactive. La plateforme internet permet de relayer les actions entreprises et les informations recueillies. Pour reprendre les termes de Gentès et Huguet (2012), elle agit comme infrastructure et comme procesus puisqu’elle contribue à l’interconnexion entre les différents acteurs, qui échangent sur leurs pratiques, recherchent des partenaires, communiquent sur leurs actions, collaborent sur les projets des individus.

Afin de créer un espace de communication capable de faire remonter les informations sur la plateforme internet, des outils qui garantissent une maîtrise de l’information et la protection de la vie privée des participants est utilisée. Le choix est ainsi porté sur des logiciels libres, les solutions non libres et souvent gratuites se finançant grâce à l’exploitation des informations collectées (Stallman, 2002). Il s’agit notamment d’une palette d’outils collaboratifs libres (messagerie instantanée, éditeurs collaboratifs, etc.) ainsi que d’une plateforme de partage de connaissance de type « wiki ». La plateforme de connaissance utilisée permet de documenter les projets selon une méthodologie particulière14. Chaque projet fait ainsi l’objet d’un travail de documentation, ici qualifié d’écriture de « recettes ». Il s’agit de formaliser les clés de compréhension des projets. La rédaction des « recettes » suit un protocole élaboré dans le cadre de rencontres et d’événements traitant des usages, des pratiques et de la médiation numérique. Elles s’articule sur quatre axes distincts : Présentation du projet ; comment faire ? ; mieux comprendre le projet ; des ressources pour aller plus loin.

L’ensemble des « recettes » constitue ainsi un patrimoine informationnel commun. Dans cette logique, et à l’instar des mécanismes de partage d’information utilisés dans le monde du logiciel libre, n’importe qui peut s’en saisir, se les approprier, les enrichir et les améliorer. La documentation des projets ou des expériences implique également une diffusion des savoirs au-delà des participants et de leurs territoires d’application. Tout un chacun peut en bénéficier pour développer sa propre structure d’affaires où son projet à la condition de citer les auteurs originels et d’utiliser une licence identique. La plateforme ainsi que les licences garantissent la pérennité et le partage du patrimoine commun. A l’instar des « forges », la plateforme se présente comme un réseau social productif (Elie, 2008). Elle permet de valoriser les compétences en encourageant la collaboration autour de la création d’un patrimoine commun. Son architecture dessine une place où peuvent se retrouver tous les acteurs de l’écosystème Tiers-Lieux. Cette plateforme est développée bénévolement par de nombreux contributeurs, notamment les membres du réseau francophone des Tiers-Lieux Libre et Open Source, animés par ce que Stiegler nomme la volonté de contribuer (Stiegler, 2009). Il s’agit de professionnels ou d’étudiants qui s’appuient sur ce patrimoine commun pour développer leur propre projet. Cependant, si aucun système de rémunération n’est pour l’heure mis en place, certains outils sont cependant envisagés. Par exemple, une plateforme de micro-don qui met en lien les utilisateurs et les contributeurs d’une même plateforme. Les contributeurs annoncent le projet qu’il souhaite intégrer à la plateforme, le temps nécessaire à sa réalisation et le coût estimatif. Les utilisateurs pour qui ce projet semble important procèdent à un micro-transfert d’argent selon leurs possibilités ou selon l’utilité estimative dudit projet. Si le contributeur parvient à réunir la somme qui lui paraît nécessaire, il procède à la réalisation du projet et le partage avec tous les utilisateurs. Cette forme d’organisation permet d’envisager une démarche de contribution plus structurée.

Prototype de modèle de Gouvernance

La manière dont sont gérée les relations de travail ainsi la propriété intellectuelle collective est ici un enjeu stratégique. En effet, l’Incubateur de projet Libre et ouvert de "coworking Sainté" génère un patrimoine informationnel commun qu’il s’agit de préserver et de pérenniser tout en permettant le déploiement de structures d’affaires. Ainsi, s’il il n’y a pas encore pour l’heure de modèle idoine, de nombreuses pistes sont envisagées et expérimentées, comme le prouve la constitution du dispositif collaboratif ShareLex dont l’objectif est de créer et de partager des solutions juridiques propres aux problématiques collaboratives. Dans le cadre de l’Incubateur de projet Libre et ouvert de "coworking Sainté" un modèle est en voie d’expérimentation. Celui-ci se base sur un code de déontologie et d’éthique de travail permettant de gérer les relations de travail et sur une gestion de la propriété intellectuelle basée sur des licences contributives.

Ainsi, afin de protéger les relations de travail, l’incubateur de projet libre et ouvert expérimente actuellement l’adoption du "code d’éthique et de déontologie Kalix". Ce dernier a été développé pour favoriser le développement collectif de projets dans un esprit de partage, d’entraide et de respect mutuel. Kalix est un système libre offrant un cadre déontologique et juridique basé sur le droit suisse pour assurer le développement collectif de projet. Il est utilisé comme référence juridique pour les relations établies entre les organismes, les sociétés et les personnes qui participent à un réseau (ici coworking Sainté) et établit les règles que ceux-ci s’engagent à respecter dans leurs relations professionnelles et dans l’application de leur travail. Le système Kalix établit des règles de déontologie et d’éthique de travail que chaque participant s’engage à respecter dans ses relations avec les autres participants ainsi qu’avec ses clients.

Le code Kalix énonce les règles concernant l’attitude et le comportement individuel, la confidentialité et la propriété intellectuelle, le respect fondamental, l’entraide, le développement commun, le développement durable, la collaboration, l’écologie et le respect de l’environnement, la médiation et l’aide à la résolution de conflit ainsi que les responsabilités. Chaque participant à l’incubateur de projet Libre et Ouvert de projet de Coworking Sainté s’engage ainsi à respecter un certain nombre de règles en signant un contrat d’inscription ainsi que le Code de déontologie et d’éthique de travail. Dans le cas de conflits dépassant la jurisprudence du présent code, les participants peuvent se référer aux droits en vigueur sur leur territoire. Aussi, l’ensemble du patrimoine intellectuel issus des travaux menés dans le cadre de l’incubateur Libre et Ouvert de projet de Coworking Sainté est distribué sous le régime des Licences libres de type CERN OHL (communément appelée CERN Open Hardware Licence), EUPL (Communément appelée European Union Public Licence), GNU GPL (communément appelée GNU General Public License) et/ou toute autre licence libre dite "compatible GPL".

Par ce modèle de gouvernance, il s’agit de garantir au territoire et à ses habitants la maitrise d’un patrimoine informationnel et technologique, d’offrir des solutions pérennes et des vecteurs d’innovation tout en préservant le sens des responsabilités. Il s’agit également de pérenniser les ressources intellectuelles et intangibles du territoire tout en formalisant un cadre propice à leurs valorisation.

Conclusion

Par une démarche exploratoire, cet article présente les Tiers-Lieux comme des dispositifs favorisant l’apparition de produits et de services à valeurs ajoutées selon une logique libre et ouverte. Il présente une dynamique où les porteurs de projets participent à la création collective de biens communs en partageant leurs savoirs et en mutualisant leurs ressources. Par les Tiers-Lieux, les porteurs de projets s’organisent en réseau et consolident un socle commun de savoir sur lequel ils s’appuient pour ensuite développer leurs propres produits ou services. Cette approche évoque éminemment les pratiques de création et de production à l’œuvre dans le champ des technologies libres.

Cependant, contrairement aux activités libristes, les informations partagées ne concernent pas uniquement des données techniques. Au delà de la documentation de procédés techniques et technologiques, les porteurs de projet procèdent également à la documentation de leurs initiatives sous la forme de « recettes ». Ces recettes décrivent les différentes étapes de conception de leur projet. Il s’agit là d’un partage d’expérience, de savoirs faire etc. L’ensemble de ces savoirs est de ce fait interprétable, améliorable et adaptable en fonction de leur contexte d’application.

« L’incubateur de projets Open Source de Coworking Sainté », bien qu’il ne soit encore qu’au stade de l’expérimentation, tend à démontrer que de nouvelles valeurs peuvent-être générées en articulant les ressources préexistantes d’un territoire autour de la création d’un socle de savoir communs. L’expérience menée à Saint-Etienne offre ainsi un axe de réflexion original sur la manière dont les Tiers-Lieux peuvent permettre aux organisations privées, publiques et associatives de repenser leurs approches stratégiques à l’aune des transformations qu’opèrent les technologies numériques sur notre société.

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